2008
Des anges morts
Ce jouir là, après m´avoir suicidé
je ne le comprends pas, ni mon église
ruinée et pleine d ´échos qui sont les échos des parfaits, des murs:
j´n´y comprends -mais je le vois- l´art qui, aveugle de lumière,
baissé baiser á son tour, obssédé par le mouvement filmique aux alentours
de ces églises suicidées, ruinées, vides
de saints qui n´ont pas voulu
l´être, mais parêsser et pas chanter
au choeur des églises prèsque mortes,
jusque prèsque mortes pour l´art et la musique.
Des autres anges réveillés
qui chantent à leur tour
prénnent la tour de la cour des miracles;
ils chantent la joie des anges morts,
de la musique réssucité, ossana,
de la musique, en fin, partout
le silence, et lá l´absurde…
Tant mieux, des anges, des angèsses, et des saintes et des saintèsses qui gardent un insolent silence,
réspectueusement émus après la fausse mort d´un poète qui aimait de plus en plus doucement
sa marrante et plus vraie mulière, la poète ou poétrice ou poétrisse de l´érreur, ¡qu´est ce que ça fait peur!
Alors le film s´arrête là, et là commence la vie
d´un ange mort, d´une angèsse,
de la poèsie à l´enfer doux comme le caramèl,
des émotions soules d´air, l ´air qui alimente le feu, l´air qui alimente les eaux, l´air qui alimente la terre, l´air par génération éspontanée
qui se mêle aux paroles d´amour, aux mots de parcours d´or et de charbon sucré
dans le paradis du son, angélique son des églises ruinées et silencieuses.
Oh, sanna!
